Rejoindre le point d’embarquement de WELTENBURG va d’abord demander quelques efforts.
La pluie de la nuit a détrempé le sol et surtout le revêtement stabilisé (donc roulant) répertorié n’est en fait qu’un vulgaire chemin de champ : deux ornières en terre ou en gros galets, une partie centrale très glissante… compliqué pour Patrick, (le handbike n’est pas trop adapté mais Damien peut se rassurer, pas de dégât), …très difficile pour Arlette qui devra faire la majeure partie de ces 8 km à coté du vélo.
Pour corser le tout, ils sont tous les deux dévorés par les moustiques…
Une heure pour faire 8 km… pas mal… Arlette a le moral dans les chaussettes…
Le reste est à mettre à leur passif… n’ayant pas eu l’idée de s’inquiéter de l’heure de la première rotation, ils peuvent constater qu'ils ont malgré tout 2H15 d’avance… premier départ à 10H15…
Pas d’autre alternative que d’attendre… heureusement, le Danube est déjà très animé… les baigneurs… les nageurs qui se laissent dériver au fil du courant (près de 4 à 5 m par secondes)…les kayacs qui jouent avec le courant… et en face sur la falaise, 5 adeptes de la varappe qui ressemblent à des confettis sur la paroi qui surplombe le fleuve…
A 10H30, c’est parti pour 20 minutes de navigation dans les gorges… le soleil du matin amplifie encore la beauté de ces paysages.
A 10H50, avec les mêmes difficultés qu’à l’embarquement sur la passerelle et dans le ferry pour Patrick, ils débarquent à KELHEIM… ils n'ont pas beaucoup avancé depuis le départ….
Cette fois, il va falloir y aller, impossible de rattraper le temps perdu mais les routes et voies cyclables en « dur » vont leur faciliter la tâche : SAAL, BAD ABBACH seront vite avalées mais la traversée de REGGENBURG sera plus difficile à digérer…
Plus d’une heure nous sera nécessaire pour passer d’OUEST en EST. Ce n’est pas compliqué au sens de l’orientation, puisqu'ils suivent le Danube de bout en bout...
... Mais c’est dimanche et tous les habitants semblent s’être donné rendez vous sur les berges pour profiter du soleil… du monde partout… les « toutous » sont aussi de sortie… et il faut se frayer un passage au milieu de tout ce monde…
A 13H 45, c’est fait et ils peuvent enfin trouver un petit coin d’ombre vers TEGGENHEIM pour avaler leur collation…
Le redémarrage est de suite stoppé par une vision… le PARTHENON… ou plutôt sa réplique, WALHALLA, réalisée quasi à l’identique à DONAUSTOFF. C’est le roi LUDWIG 1 qui l’a fait construire en 1842.
L’arrivée à WÖRTH AD DONAU à 15H00 leur permettait d’envisager un bon casse croûte mais nouvelle déconvenue, pas d’intendance… bien au bord de l’étang mais pas le bon… pas de réseau ou presque pour le téléphone et surtout, le ciel qui se charge de gros nuages noir ébène…
Impossible de renouer le contact avec Michel afin de fixer un nouveau point de chute surtout que l’orage se déclenche vers 15H45 et ils n'ont d’autre solution que de se réfugier sous le auvent d’une maison. La propriétaire leur fait signe de s'abriter des trombes d’eau qui s’abattent sur le village et les invite même à rentrer mais ils ne veulent pas abuser de son hospitalité…
Michel tourne vainement à leur recherche et c’est après l’orage, vers 16 h 45, qu’une station AVIA leur permettra de se retrouver… la faim au ventre… le petit déjeuner est loin…
Le déluge persiste et trouver le gîte (WALD GASTHOF), en pleine forêt comme son nom l’indique, ne fut pas chose simple.
Après avoir traversé une sapinière sur une petite route jonchée de débris, une clairière les accueille dans le soleil (l’orage est parti presque aussi vite qu’il est venu) et l’auberge est aussi jolie que sur la photo de présentation… un havre de paix…