L’arrivée à l’ADAGIO ACCESS à SAINT LOUIS le 26 après midi se fait sous une chaleur étouffante… bonne mise en jambes pour Michel. Gérard s’active afin de ne pas repartir trop tard…
La prise en compte du minibus par Michel effectuée, le transfert de bagages réalisés, Gérard les quitte direction FRANOIS… avec le trafic de Michel.
Quelques minutes plus tard, Michel se dit que fermer le minibus, stationné sur le parking de l’hôtel serait une bonne chose….
Mais la clé est introuvable…
Après quelques recherches infructueuses, Michel se souvient les avoir posées sur la banquette de son TRAFIC confié à Gérard… mais celui-ci est déjà loin.
Le téléphone portable est quand même une bonne chose… un demi tour s’impose à Gérard qui a localisé le «sésame»… et avec 45 minutes perdues.
Chacun d'eux se souviendra de la nuitée à SAINT LOUIS, avenue de BÂLE, juste à coté de la douane suisse. La chaleur est étouffante, pas de CLIM à l’hôtel, vers 22 h00, pour avoir un semblant de fraîcheur, les fenêtres sont ouvertes et toute la nuit, ils profitent des bruits de la rue, « les couche tard », allers et venues des voitures, des motos, scooters et autres mobylettes… la joie…
Pas évident de récupérer avec une telle ambiance dans une moiteur inqualifiable…
De plus, l’hôtel offre une « WIFI galère », un opérateur « SWISS.COM pour ne pas le citer » pas sérieux reportant de mois en mois les interventions demandées par les utilisateurs. Le personnel de l’hôtel, conscient du désagrément que cela leur procure, acceptera de passer les photos et le compte-rendu avec leur propre ordinateur…
Au petit matin, le réveil qui sonne apporte une sorte de délivrance… 6H 00, c’est l’heure qu'ils se sont fixée pour un départ Place du Maroc à 7H30.
L’étape n’est pas très longue mais la traversée de BÂLE risque de leur prendre un peu de temps.
Michel découvre leur rôle et s’inquiète un peu pour le trajet qui les attend, (La SUISSE puis l’ALLEMAGNE), craignant de ne pas trouver les points de rendez vous.
Arlette et Patrick s’ élancent pour cette deuxième partie de leur périple, direction dans un premier temps « LA PASSERELLE DES TROIS PAYS » située sur la commune de HUNNINGUE. Réservée aux cyclistes et aux piétons elle leur permettra de franchir le RHIN pour « débarquer en Allemagne ».
ET…apparemment … ici…d’EV 6… pas de trace… mais une signalétique tout à fait spécifique au « RHEIN RADWEG », voie cyclo qui va d’ANDERMATT à la MER DU NORD.
Les voies cyclo sont toutefois nombreuses mais tracées sur les trottoirs, elles sont à partager avec les piétons… vitesse réduite de rigueur… passage de tous les carrefours sur les passages réservés…
Observant les cyclistes locaux qui empruntent les voies normales, ils s'adaptent très vite à leur méthode… difficile pour Arlette qui a la hantise de l’accrochage… pour un samedi matin... quelle circulation… mais il faut nous fondre dans la circulation…
Quelques centaines de mètres plus tard, pour ne pas changer… des travaux… et bien sûr déviation à la clé… plus de signalétique en vue…
Patrick adopte alors la solution qui s’impose : le RHIN toujours à main droite et… «rouler dans le soleil »… Arlette n’a plus qu’à suivre et prendre sur elle…
Ils découvrent alors le BÂLE profond qui n’a rien à voir avec celui visible en surface, les bords de voies mal entretenus, jonchés de détritus, le béton des échangeurs sur deux voire trois niveaux mais il faut rouler, « y-a-rien –voir »…. De temps en temps des cyclistes locaux filent, Patrick et Arlette leur prennent le train et en profitent…
La voie cyclo est vraiment faite pour des vélos tous chemins…. les six kms qui les séparent de BAD SÄCKINGEN, seront parcourus sur une piste de 40 à 50 centimètres de large maximum en revêtement naturel.
Une fois engagés, plus moyen de rebrousser chemin, les croisements avec les autres cyclotouristes sont délicats mais, très attentionnés, voyant Patrick arriver, ils s’arrêtent tout simplement libérant la piste.
Tous ces incidents leur font prendre un copieux retard, eux qui souhaitaient mettre pied à terre vers 11H00.
La traversée de BAD SÄCKINGEN leur amène un peu de baume au cœur, le centre ville est magnifique et les incite à marquer une pause, c’est jour de marché, Patrick, encore couvert de poussière, fait sensation.
Le dernier tronçon, jusqu’à LAUFENBURG, terme de cette journée sera beaucoup plus sympa!
Le revêtement en bitume est très roulant et c’est avec un réel plaisir qu’à 12H20, ils aperçoivent Michel à l’entrée du bourg, calé à l’ombre d’un tilleul.
Finalement, malgré leur inquiétude, ils étaient au rendez-vous…
Aujourd’hui, encore un peu de rab puisque le compteur affiche 55 KM, mais ils n'ont pas eu la canicule qu'ils craignaient!