Tout est vite remis dans l’ordre afin de rejoindre la brasserie où les attend un bon menu, offert par Fred cette fois.
Un peu « cassé » par la chaleur, ils rejoignent rapidement les chambres, contraignant Gérard à « se coucher comme les poules ».
Les chambres climatisées sont très appréciées.
Vendredi, petite étape, donc réveil retardé et départ programmé à 9H00, et surtout pas d’arrêt à midi.
Il faut arriver de bonne heure pour éviter les grosses chaleurs, avant midi si possible.
Ils l’attaquent cette dernière journée en France…et de la plus belle manière…
Arlette encore…
au moment de descendre son vélo…
pneu arrière à plat…
Cette fois, c’en est trop, ils feront la totale, pas de réparation mais changement de pneu et de chambre à air…
Le pneu, pourtant neuf au départ mais un peu tendre a énormément souffert dans les étapes initiales et, à un examen attentif, il montre une multitude de petites coupures sur la bande de roulement. Elle pourra maintenant repartir sur de bonnes bases…
A 9H 15, encore un peu de retard, ils peuvent alors se lancer pour la traversée de MULHOUSE qu’on leur a annoncée quelque peu laborieuse.
Mais, ne quittant pas les bords du canal du RHÔNE AU RHIN, ils redoublent de vigilance, afin de ne pas manquer les pancartes « EV6 ».
La vitesse est réduite à une douzaine de KM/H et finalement, à part quelques passages délicats...
(une succession de manœuvres sont nécessaires à plusieurs reprises pour négocier des virages en épingle, l’EV 6 n’est pas entièrement accessible au handbike;
- à un endroit les cyclistes doivent passer en maintenant leur vélo sur la roue arrière – Patrick n’a même pas voulu essayer avec son handbike-…,
- un peu plus loin, il est obligé de monter sur le trottoir... un bon 15 cm de haut... pour éviter une chicane trop étroite, le dit trottoir étant lui aussi équipé d’une chicane où il a pu passer au cm près)
Enfin ils parviennent à RIXHEIM en moins de 45 minutes.
De gros aménagements ont cependant été réalisés en ville, mais bien que 2015 ne soit plus très loin, ils se rendent compte que les cahiers des charges (CCTP pour les connaisseurs) n’étaient pas suffisamment élaborés ou n’ont pas été suivis.
Quelques avenants devraient donc suivre, si toutefois les réceptions n’ont pas été prononcées, ce qui devrait être le cas à DOLE, ils avaient pu le voir précédemment… et même à DIGOIN…
Après avoir traversé un quartier « populaire » à RIXHEIM, ils atteignent enfin le Canal à GRAND GABARIT ou tout ira mieux.
Heureusement, Patrick et Arlette rencontrent beaucoup de zones ombragées car le soleil est déjà brulant.
Arlette qui n’aime pas trop la chaleur « ronchonne » un peu. Gérard qu'ils verront un peu plus loin, leur annonce déjà plus de 30 degrés.
Au vu de la carte EV6, ils auraient pu imaginer que la voie cyclo était un véritable ruban rectiligne, parallèle au grand canal mais il n’en est rien.
Exceptés les tout premiers km, c’est une succession de virages aux abords fraîchement tondus et ce, jusqu’à quelques km de KEMBS. Ils peuvent alors se « lâcher » et pousser des pointes de plus de 25 KM/H, mais attention aux virages rendus souvent glissants par l’herbe sèche qui jonchent encore la voie depuis la tonte.
La traversée du CANAL AU GRAND GABARIT sur la passerelle cyclo les amène directement sur une écluse monumentale. Elles n’ont plus rien à voir avec celles côtoyées avant MULHOUSE.
Ils roulent alors entre le GRAND CANAL D’ALSACE et le Canal de HUNINGUE, puis franchissant ce dernier quelques km plus loin au niveau de KEMBS, ils abordent une voie en stabilisé mais cette fois très rectiligne et ce jusqu’à SAINT LOUIS….
Comme prévu à midi pile, ils retrouvent Gérard au confluent du Canal de HUNNIGUE et du RHIN.
Profitant d’une superbe place du MAROC, d'herbe et d'ombre à satiété, ils en profiteront pour pique-niquer en attendant la relève de l’assistance.
Pas de crevaison aujourd’hui… cela change un peu!
En effet, aujourd’hui, c’est la dernière journée de Gérard qui aura vaillamment succédé aux Patricia.
Les FORTERRE, Elisabeth et Michel, doivent les retrouver à l’hôtel à SAINT LOUIS vers 15 H00. Ils prendront la succession jusqu’à PASSAU, 11 étapes soit jusqu’au 06 août.
Petit coup de fil de leur part à 14H15… ils sont arrivés.
Gérard rentrera à FRANOIS avec leur véhicule qui servira alors à Claude, la dernière assistance, pour les rejoindre le 06 août pour les 8 derniers jours.
Pour Patrick et Arlette, c’est la fin de la partie française et de ses 17 étapes. 1284 km ont été parcourus et, somme toute, sans problème. Les petits ennuis mécaniques ou difficultés techniques rencontrés sont vraiment insignifiants et ne peuvent être cités que pour le fun.
Sur le plan physique, tout va bien, pas de « bobos », les muscles qui tiraient un peu au début sont à présent rodés et si la deuxième partie ressemble à celle-ci, nous ne pouvons rêver mieux, y compris pour le temps.
Ce soir, à l’hôtel ADAGIO ACESS de SAINT LOUIS, c’est un peu la veillée d’armes avant la suite de l’aventure, mais à l’étranger cette fois : 19 étapes et 1300 km les attendent…