La longueur de l’étape d’hier, cumulée avec la chaleur caniculaire, a tout de même marqué les organismes.
Mais la soirée familiale proposée par Élodie et Laurent va les remettre d’aplomb.
Très gâtés avec un barbecue de gibier, la soirée s’éternise un peu. Mais ils ne peuvent refuser cela à leurs hôtes surtout que Laurent n’a pu arriver de bonne heure en raison des travaux des champs.
Elodie et Laurent laissent à Arlette et Patrick leur chambre, quant aux filles, les Patricia, elles choisissent l’option camping, histoire de se croire en vacances… une petite frayeur les tiendra éveillées une partie de la nuit, des pas puis une ombre sur la tente leur fait retenir leur souffle, puis plus rien. Le sommeil tarde alors à revenir.
Il ne s’agissait en fait que de Laurent qui, ayant entendu les chiens aboyer, s’était levé pour vérifier que tout allait bien.
La nuit fut réparatrice, pas de bruit de motos, comme la veille, seul les chiens qui font leur travail de veille et le coq se chargeant du réveil, viennent troubler le silence de la campagne.
A 8H00, Élodie les pilote jusqu’au point de départ, en traversant les vignobles du Sancerrois. Traversant la D923, Élodie en profite pour leur faire découvrir la Ville, plutôt le bourg, de SANCERRE, environ 1000 habitants, perché sur son promontoire, une vue superbe.
A SAINT SATUR, ils se mettent en condition de départ, un petit coup de gonflage est nécessaire : en effet au vu de la carte ils devraient avoir quelques kms difficiles au départ.
Quelques courbatures se font sentir au départ mais disparaissent très vite.
Le chemin de calcaire attendu se fait attendre, tant mieux. En fait, il ne viendra pas, la carte n’a pas été mise à jour depuis 2009 et bien des travaux ont été réalisés. C’est un long ruban de bitume, très roulant, qui s’offre à eux. Pas de dénivelées, des zones ombragées à souhait font de cette étapes un pur bonheur, et en plus, on peut rouler sans fatigue, le compteur affichant la plupart du temps près de 25/ 26km/h.
Quelques obstacles se présenteront toutefois : l’arrosage des maïs avec des tourniquets qui persistent à vouloir arroser leur chemin, les obligeant à calculer pour passer dans le « ZIG » quand il est dans le « ZAG ».
Toujours beaucoup de monde sur l’EV6, cyclistes, joggers, promeneurs…
La convivialité est toujours de mise ou presque.
En effet quelques réflexions fusent parfois, de la part de personnes en manquent d’information…. « bonne sieste » ou « pédaler ou dormir, il faut choisir » ou encore « ho ! super, je veux le même » voire « regarde moi ce c** là avec son vélo » et même « ça va, on ne se fatigue pas trop?? »…
Autant de remarques qui les laissent indifférents et s’ils savaient ces gens là…
...ils seraient bien penauds…
Une difficulté majeure intervient toutefois.
Le passage du PONT CANAL DE GUÉTIN laisse une fois de plus à l’arrêt.
L'entrée du passage réservé aux cyclistes, seul accès possible, présente un dôme infranchissable par le handbike qui se retrouve coincé.
Arlette s’évertue mais rien n’y fait.
L’éclusier arrive alors à son secours et le piège est alors déjoué. Cela en valait la peine car le pont canal qui passe au dessus de la LOIRE est très impressionnant : en 1820, date de sa construction, nos Anciens possédaient déjà de belles connaissances tout en ne disposant pas des moyens actuels.
GIMOUILLE est là, juste après le pont, au BEC D’ALLIER, les Patricia sont à pied d’œuvre.
Le Bec d’Allier, deuxième site labellisé par le WWF-France dans le réseau Sites Panda.
La glacière est changée (en effet, en 8 jours, deux glacières de chez NORAUTO ont déjà « rendu l’âme »), heureusement la garantie leur en assure le remplacement. Compte tenu de la chaleur actuelle, c’est un matériel indispensable.
Il est 13H00, 60km ont été parcourus. Ce fut une bonne étape de transition.
Demain, autre journée, autre étape qui les emmènera à CRONAT avec un départ à 8H00.